Come back (quinquies, au moins) : avec un atelier d’écriture !

Enoncé de l’exercice

Faites l’inventaire de votre sac à main (ou à dos ou sacoche ou vos poches…)
Choisissez un objet.
Trouvez 10 mots qui riment avec le nom de cet objet.
Trouvez 10 synonymes ou 10 mots qui font partie du champs lexical de cet objet.
Trouvez 10 verbes qui illustrent l’usage qu’on peut faire avec cet objet.
Écrivez un poème en prose en employant le plus de mots possibles de ces trois listes.
Et enfin, dessinez un calligramme (optionnel)…

Les (rares) lecteurs qui me suivent encore sont invités à jouer, bien entendu, par commentaire, sur leurs blogs ou par mail, que je publie le résultat ici !

Je viens d’aller voir…

Guillaume et les garçons, à table !, de et avec Guillaume Gallienne

Une envie subite de me retrouver dans le noir et plongée dans une histoire qui ne serait pas la mienne, associée à un plaisir coupable en plein après-midi de travail, cocktail des champions pour savourer un film plébiscité par beaucoup de monde, critiques comme spectateurs. C’est ce qui a décidé le titre du film qui répondrait à mon besoin d’évasion du jour. Et franchement, je ne suis pas déçue. Inclassable pour moi, ce long métrage est truffé d’émotions que l’on sent vraies et sans chichi. J’ai aimé me questionner sur la véracité des faits, sans trop creuser non plus, afin de garder cette petite magie que confèrent les images sur grand écran.

En bref : C’est l’histoire d’un mec… Non mais vraiment ! C’est l’histoire d’un MEC, que l’on veut formater, qu’ELLE veut formater. Une histoire d’amour filiale, familiale même, fabuleuse, racontée avec beaucoup d’humour et qui nous fait réfléchir, forcément. La profonde analyse d’un jeune homme que l’on étiquète très rapidement et qui se bat comme un beau diable pour sortir de la case dans laquelle on a essayé de le faire rentrer avec conviction.

Le plus : Avant tout, l’image. C’est filmé avec beaucoup de classe, d’originalité et de modernité. Les lumières, les jeux d’acteurs, les choix de plans, tout est réuni pour un film qui est esthétiquement réussi, à mes yeux. Ensuite, l’humour étroitement mêlé à la sincérité de l’auteur. C’est une histoire loin des clichés qu’on nous livre ici, avec en même temps de sérieuses références à ces lieux communs que l’on nous sert régulièrement. J’ai ri, beaucoup ri, j’ai eu la larme à l’oeil, aussi et je suis épatée qu’un film puisse être aussi juste dans les sentiments et la retenue. Juste ce qu’il faut. Guillaume Gallienne nous propose un film divertissant mais profond, un peu voyeur mais philosophique. Oui, tout ça à la fois. Il joue le rôle de sa mère avec amour et respect, et j’ai pris plaisir à imaginer les traits, le comportement, de cette personne. Courez le voir.

Le moins : Le malaise, léger, que l’on peut éprouver quand on se demande si vraiment, tout ceci est autobiographique, car si c’est le cas… pauvre garçon. Je me suis également mise à la place de la matriarche et forcément, ça dérange. Mais c’est aussi un formidable témoignage d’amour, que de réussir à mettre en mots, puis en images, cette relation loin d’être évidente à (di)gérer.

Impromptu de la semaine : Ca a débuté comme ça

Ça a débuté comme ça. Moi j’avais jamais rien dit. Rien. Mais ça m’est tombé dessus, d’un coup. Pourtant, pas un mot plus haut que l’autre, jamais. Mais ça a débuté comme ça. Des regards perdus, des soupirs légers, des sourires qu’on oublie et l’enthousiasme qui se meurt. Alors on pense qu’on le perd, on le voit partir, mais on ne sait pas trop où. Alors on essaie de savoir, on questionne, on bouscule un peu, on titille, souvent. Moi j’avais jamais rien dit. Rien. J’essayais juste de comprendre, de saisir ce qui se jouait, là, sous mes yeux, invisible cruauté. Je tentais, à maintes reprises, de reprendre la main, de conserver ce petit bout de tissu tiède, qui endort si facilement le soir, quand on a besoin de réconfort. Je croyais à des lendemains chantants, ensoleillés, où tout le monde retrouverait sa place, juste comme avant. Ça a débuté comme ça. Un détachement sourd et sournois, une affection que l’on vit et que l’on vide de toute substance, petit à petit, une alchimie qui se perd dans la réalité et perdure dans les souvenirs, insaisissable cruauté. Mais moi, j’avais jamais rien dit, rien ! Je ne demandais qu’à donner, offrir, toujours, toujours plus, toujours plus fort. Je voulais partager cet océan d’amour doucereux niché à l’intérieur de moi, cet océan peut-être un peu écoeurant, à force, mais toujours sincère. Mais on n’en a plus voulu. On l’a regardé sans dédain, juste avec de l’indifférence. Le niveau de l’eau est alors monté. Et le ressac, de plus en plus pressant, m’a rendue malade. J’ai creusé, creusé loin, pour écoper cette amère eau salée, pour éviter de me noyer dans ces sentiments qui finissaient par stagner, là, tout au fond. Ça a débuté comme ça. J’ai fini par me perdre dans le bleu de son âme et goûter le fer du sang de son coeur. J’ai fini par vomir cet amour, ces douleurs, ce trop-plein de lui. Ça a débuté comme ça. Moi j’avais jamais rien dit. Rien.

Pour prendre connaissance du thème de la semaine, c’est par là.

Pour savoir ce qu’est un impromptu, c’est par ici.

Un nouvel espace, ça vous dit ?

Après un piratage en bonne et due forme de l’adresse mail associée à ce blog (et réceptacle de bon nombre de conversations, échanges et relations vraiment agréables), je reprends le chemin de l’écriture et rouvre mon espace d’expression, sur ces petits riens qui remplissent ma vie… Vous êtes prêts pour un retour vers le futur ? Enfin, la question serait plutôt : une âme erre-t-elle encore par ici, par hasard ? Un petit commentaire pour me le faire savoir  ;)

Petite pépite du net !

Un pur moment de bonheur, dont je ne me lasse pas… ce ne sont pas des acteurs, au cas où vous en doutiez  ;)  enjoy !

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